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Santé mentale

DÉVELOPPEMENT OPTIMAL DES PERSONNES AUTISTES

 

Résumé


Environ 1% de la population a un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme. Les enfants autistes ont un développement cognitif atypique, comprenant des forces et faiblesses distinctives. En grandissant, leurs habiletés cognitives deviennent de plus en plus différentes de celles des autres enfants, et cela influence profondément leurs façons d’apprendre et d’interagir avec leur entourage.

Les méthodes conventionnelles d’évaluation, d’intervention et d’éducation sont souvent peu adaptées aux besoins, forces et particularités des personnes autistes.

Un véritable renouvellement des pratiques dans ces domaines est crucial pour permettre leur inclusion dans le réseau scolaire et leur pleine participation sociale une fois adultes. Nous proposons d’apporter des réponses innovantes le développement du potentiel des personnes autistes et leur pleine participation en société.

Alors que les stratégies d’intervention auprès des personnes autistes se concentrent habituellement sur les faiblesses et les manques à pallier, nous comptons miser sur les forces et particularités de chacune de ces personnes pour favoriser leur développement émotif, cognitif et social et l’actualisation de leur potentiel.

Pour ce faire, nous comptons préciser le développement émotionnel et social des jeunes autistes, puis caractériser leurs passions et intérêts, leurs forces et stratégies d’adaptation, selon leur genre. Cette connaissance nous permettra de  prendre en compte les différents profils de développement pour individualiser les interventions et ainsi favoriser la participation sociale et la transition vers la vie adulte.

Isabelle Soulières (UQAM)
Ève-Line Bussières (UQTR)
Claudine Jacques (UQO)
Elsa Gilbert (UQAR)

SANTÉ ET TRAUMAS INTERPERSONNELS EN ENFANCE

 

Résumé


Avec des taux de prévalence alarmants au sein de la communauté, les traumas interpersonnels en enfance (TIE) sont considérés comme un problème endémique de santé publique. Les TIE réfèrent à toutes formes de violence physique, sexuelle, et psychologique, de négligence physique et affective ainsi qu’au fait d’avoir été témoin de violence conjugale au cours de l’enfance.

Une étude canadienne représentative de la population générale ayant examiné seulement trois types de TIE (violence sexuelle et physique, témoin de violence entre les parents) révèle une prévalence de victimes de 32%. Nos travaux documentent qu’environ 40% des jeunes au Québec rapportaient avoir vécu plus d’un type de TIE, seulement dans la dernière année. Nos études soulignent également que 56% des femmes et 37% des hommes qui consultent pour un problème sexuel ou conjugal rapportent avoir vécu une agression en enfance, comparativement à 25% et 10% au sein de la communauté. Or, il ressort de plus en plus clairement que les TIE sont des stresseurs, voire des traumatismes développementaux liés de façon prépondérante à des problématiques de santé mentale, de santé sexo-relationnelle et de santé physique dans notre société.

Considérant que les conséquences des TIE sont observables à long terme, leurs conséquences individuelles, sociétales et financières sont désastreuses. En effet, des spécialistes en économétrie ont estimé que, pour chaque victime, le fardeau financier des mauvais traitements subis s’élève à 15 millions de dollars par an en frais judiciaires, éducationnels, professionnels, personnels et de soins de santé au Canada. Or, en dépit de plusieurs décennies de recherche et de nombreuses campagnes de sensibilisation, les TIE et leurs répercussions demeurent un problème de santé à cibler de façon prioritaire. En conséquence, nous proposons d’étudier les répercussions des TIE sur la santé des victimes, tout au long de leur vie, ainsi que sur celle des personnes qui les entourent; puis mobiliser les connaissances vers des interventions curatives et de soutien.

UQAM : Natacha Godbout (responsable), Alison Paradis, Pascale Brillon, Marie-France Marin
UQAC : Jacinthe Dion
UQTR : Marie-Pier Vaillancourt-Morel, Roxanne Lemieux