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Infectiologie et épidémiologie

MALAMUTE : MALADIES VIRALES ÉMERGENTES Approche multidisciplinaire et intersectorielle

Résumé


Qu’elles soient d’origine virale, bactérienne ou parasitaire, les maladies infectieuses comme la grippe, les infections nosocomiales, la maladie de Lyme, la légionellose, les encéphalites causées par le virus du Nil occidental, menacent la santé et la sécurité de la population québécoise sur l’ensemble du territoire. La situation actuelle causée par le coronavirus SRAS-CoV-2, fait ressortir l’importance d’examiner les maladies virales émergentes présentes et futures comme des systèmes complexes dans lesquels interagissent non seulement les aspects biomédicaux mais aussi les dynamiques spatiales, les aspects humains et les facteurs environnementaux. L’étude de leur émergence et la prévention de leur propagation requièrent une approche multidisciplinaire et intersectorielle qui tient compte des aspects biologiques mais aussi des habitudes de vie des populations. En effet, les milieux de vie (quartier, logement, accès aux services de santé, etc.) ainsi que les dynamiques sociales et culturelles (isolement, habitudes de vie, etc.) influencent la trajectoire sanitaire des individus et des groupes et la propagation de ces maladies. La pertinence sociale de ce projet de chaire repose sur l’idée que le développement de politiques publiques et de mesures sociosanitaires doit s’appuyer sur une connaissance globale des divers aspects de ces maladies pour être véritablement efficace et permettre d’anticiper une épidémie virale potentielle et d’y répondre rapidement avec un plan d’action adéquat.

Compte tenu de ces enjeux, nous proposons d’aborder cette menace en trois niveaux, tout d’abord en caractérisant l’évolution génétique et la biologie de nouveaux virus et comprendre leurs pathogenèses. Nous tenterons également de comprendre les dynamiques géographiques humaines et naturelles des nouvelles infections et de leurs vecteurs. Finalement, nous proposons de développer des stratégies permettant d’assurer une surveillance urbaine de lacolonisation des espaces publics par de nouveaux vecteurs viraux.

Marie-Soleil Cloutier (INRS)
Marc-André Gauthier (INRS)
Laurent Chatel-Chaix (INRS)

ÉPIDÉMIOLOGIE DE LA DOULEUR CHRONIQUE

 

Résumé


Définie comme une douleur qui persiste ou qui est récurrente depuis plus de trois mois, la douleur chronique touche environ un adulte sur cinq, soit 23 % des femmes et 16 % des hommes.

Cette condition a des impacts sérieux sur le fonctionnement physique, le bien-être émotionnel et la qualité de vie de ceux qui en souffrent, en plus de constituer un fardeau économique important, tant pour le patient que pour le système de santé ou les tiers payeurs. On estime d’ailleurs que la douleur chronique coûte plus cher que les maladies du cœur, le diabète ou le cancer. De plus, il  est avancé que la douleur chronique est toujours peu reconnue, sous-diagnostiquée et fréquemment traitée de façon inadéquate. À cet égard, il est clair que davantage d’études épidémiologiques et pharmaco-épidémiologiques sont requises afin de mieux comprendre les tendances dans la prise en charge de la douleur chronique.

L’épidémiologie de la douleur chronique est un champ de recherche qui cible l’étude de la fréquence, des déterminants, des impacts et du traitement de cette condition. La mobilisation de telles connaissances contribue non seulement à une meilleure reconnaissance de la douleur chronique de la part des professionnels de la santé, des décideurs et du grand public, mais permet également de mieux outiller les professionnels de la santé et les patients eux-mêmes pour une prise en charge optimale de cette maladie chronique. C’est par cette approche que nous proposons d’approfondir les connaissances permettant une reconnaissance de l’impact biopsychosocial de la douleur chronique. Nous comptons également caractériser les dimensions socioculturelles dans le domaine de la  douleur chronique (p.ex., sexe, genre, appartenance à des minorités visibles, etc.). Nous évaluerons également l’usage, les risques et bénéfices des traitements de la douleur chronique en pratique clinique.

Anaïs Lacasse (UQAT)
Nancy Julien (UQAT)

UQAT : Nabiha Benyamina Douma,
Oumar Mallé Samb

UQAR : Carlotta Lunghi, Dave Bergeron

UQTR : Marc-Andre Blanchette, Jacinthe Leclerc, Frédérick Dionne